Quels types de phénomènes extra-terrestres sont observables ?

Tout d’abord, oubliez un peu les petits hommes verts, les soucoupes volantes et les tentatives d’invasions. Ce qui est au cœur de toutes les études sont les survols dans l’espace aérien terrestre. Le CNES, parle de Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés (PAN de type D). Des témoignages ont été révélés depuis la fin de la seconde guerre mondiale, il s’agit des retours d’expérience de témoins comme des pilotes de ligne, ou des contrôleurs de la navigation aérienne qui voient, dans le ciel, des choses qui ne devraient pas s’y trouver ou incohérentes. D’ailleurs ces phénomènes sont parfois même détectés par des radars militaires. Ils attirent l’attention par leurs performances impossibles et hors de portée des technologies humaines : changements brutaux de trajectoires, vols stationnaires et vitesses de l’ordre de MACH 5 à très basse altitude.

Qui s’intéresse à ces survols en France ?

Le Président de la République et le Premier Ministre. Ils reçoivent tous les matins une synthèse du SGDN.

Les responsables de la Défense Aérienne, les chefs d’état-major des trois armées, sans oublier nos services de renseignement, DGSE et DRM. La DST et la Gendarmerie Nationale s’occupent quant à elles de la sécurité intérieure. Cette dernière reçoit tous les rapports des observations civiles.

Le CNES a créée en 1988 le SEPRA devenu le GEIPAN : Groupe d'Etude sur les Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés. Cet organisme est chargé de mener des enquêtes à partir des différents faits étranges observés dans le ciel. Ils définissent leur rôle de la manière suivante : « Répondre aux interrogations et aux attentes de la population face aux phénomènes aérospatiaux non identifiés ». Les phénomènes sont classés de A à D (clairement identifié à phénomène non identifié), sur les 1024 cas recensés, 23% appartiennent à la fameuse catégorie D. Bien que ses critères de classement soient souvent critiqués, l’existence de cette cellule témoigne de l'intérêt de l’État et de la communauté scientifique pour ces phénomènes.

La commission SIGMA de l’Association Aéronautique et Astronautique de France (la 3AF), présentée au public en Octobre 2008, poursuit ses travaux. Elle présentera en Mai 2010 un rapport d’étape sur ce sujet.

Les organismes garants de la sécurité des vols et des appareils civils en France mais aussi dans le monde entier sont concernés. Malheureusement, les contrôleurs de la navigation aérienne ne disposent plus de radars primaires et ne peuvent détecter que les avions équipés d’un transpondeur. Si un engin inconnu pénètre notre espace aérien, il y a peu de chance pour qu'il utilise, en plus nos technologies !

Le rapport de référence en France est le Rapport Non-Officiel COMETA, rédigé par des Généraux de l’État-Major dont le titre est : Les OVNI et la Défense, à quoi doit-on se préparer ?. Celui-ci a été transmis au président Jacques Chirac en 1999, dans ce rapport, ils parlent de « la réalité physique quasi certaine d'objets volants totalement inconnus », les conclusions sont étonnamment progressistes : « Une seule hypothèse rend suffisamment compte des faits et ne fait appel, qu’à la science d’aujourd’hui ; c’est celle de visiteurs extraterrestres… Des scientifiques l’ont suffisamment élaborée pour qu’elle puisse être recevable – en tant qu’hypothèse – par leurs pairs. »

Existe-t-il des documents fiables sur le sujet ?

La plupart des informations récoltées par les pays sont classées secret défense. Il faut donc attendre la levée du secret militaire pour pouvoir les consulter. Un seul pays fait exception et non des moindres : les Etats-Unis. En 1974, le président Président John Ford a fait voter le Freedom of Information and Privacy Act : il permet à tout citoyen de réclamer à l’administration américaine n’importe quel document militaire classifié. C’est à l’autorité qui refuserait de divulguer le document de faire la preuve que son contenu mettrait en danger la défense nationale. Il est ensuite difficile pour un pays qui nie la présence des ovnis de refuser sous ces conditions. En 1985, 85000 pages dactylographiées concernant les ovnis ont été déclassifiées, parfois à la suite de procès intentés par le CAUS, Citizens Against UFO Secrecy.* On y trouve de nombreux témoignages, de la simple déclaration de civils aux déclarations de pilotes de chasse sur des rencontres mais aussi des textes de loi, (JANAP-146 disponible sur le net et des règlements intérieurs à l’US Air Force comme AFR 200-2). Certains de ces documents en provenance du FBI, de l’US Air Force et de l’Atomic Energy Commission mettent en évidence le survol de sites nucléaires américains entre 1948 et 1950 par des phénomènes lumineux inconnus. Tentatives d’Espionnages Russe ou … la réponse est-elle ailleurs ?

Que changerait la découverte d'une présence extra-terrestre ?

Avec de l'espoir, le Président Reagan pensait que s’il existait d'autres civilisations dans l'univers, cela renforcerait l'unité entre les humains. Déjà, vers 1920, Lénine avait dit à H. G. Wells, l’auteur de La Guerre des mondes que si un tel scénario devait se produire les différences politiques entre l’Est et l’Ouest seraient vite oubliées. Mais nous risquons peut-être aussi une perte d'identité. Cela favoriserait sans doute la naissance de nouvelles croyances religieuses, une attente vis à vis de leur savoir ou alors une grande frustration : peut-être n’ont-ils simplement pas envie de nous rencontrer.

Par ailleurs, le Vatican semble s'intéresser de près à cette question et l’Église, théologiquement, à admettre cette possibilité. Monseigneur Balducci avait, il y a quelques années, présenté publiquement cette position. Elle fut reprise récemment par Monseigneur Funès.

Et si jamais vous voyez un ovni ?

Il faudrait signaler le phénomène à la gendarmerie ou au poste de police le plus proche qui transmettra les informations aux commissions chargées de l'enquête, dont le GEIPAN. Il faut prendre le maximum d'informations qui permettent de situer le phénomène, l'endroit, la direction, éventuellement une photographie ou un dessin. La déclaration doit être transmise le plus tôt possible afin de pouvoir, la comparer avec d'éventuelles les archives de radars. Voici un exemple d'enquête du GEPAN Une soucoupe volante dans le ciel parisien ! Vous n’avez jamais vu d’OVNI ? Il faut bien sûr mettre toutes les chances de votre côté et ... commencer par lever les yeux au ciel !

Vous souhaitez en savoir plus ?

Le site internet du GEIPAN Ce site contient de la documentation, l’analyse des cas déclarés au GEPAN qui sont en cours de numérisation et d’archivage (soit actuellement 1024 cas) de nombreuses statistiques et les conseils à suivre en cas de rencontre avec un PAN.

Le Rapport Cometa ''La lecture de la synthèse est complète pour une première approche. Il fut rédigé en 1999 par des hauts responsables de l’armée française et reste aujourd’hui le document de référence. '' Les travaux de Jean Gabriel Greslé, ancien commandant de bord d’Air France et Sociétaire de la SGDL : Documents Interdits – Ce que savent les états-majors, de Jean Gabriel Greslé, Éditions Dervy, Paris 2004

Et les trois vidéo conférences suivantes : http://www.dailymotion.com/video/x85w1q_iei-conf-jggresle-n1_news http://www.dailymotion.com/video/x85w8h_iei-conf-jg-greslé-n-2_news http://www.dailymotion.com/video/x863im_iei-conf-jg-greslé-n-3-fin_news

Les travaux de la Commission SIGMA de la 3AF.

Victorine Porte (P15)